La Bonne Nouvelle

J’ai aujourd’hui reçu un email d’un de mes potes de lycée m’annonçant qu’il allait se marier.

J’ai essayé de me sentir content pour lui, de cliquer sur « répondre » et de lui dire que c’était canon et que j’avais hâte d’être à Décembre pour venir assister à la célébration.

Mais le coeur n’y est pas : je ne connais pas celle avec qui il s’engage et ce mec a marché contre mes droits.

Je me sens un peu égoïste, amer aussi, et presque coupable de me voir dans cet état. Je sais aussi que ce mail n’est qu’un catalyseur et que ma colère n’est pas uniquement lié à cet ami qui se marie.

Mais merde quoi! Ce mec a manifesté pour que je ne puisse pas, moi aussi, envoyer un email à mon entourage leur annonçant qu’on venait à deux de prendre l’une des décisions les plus importantes de nos vies : nous engager l’un avec l’autre. Devant nos familles, nos amis et devant la République.

Est-ce que si la loi passe je serai capable de faire une croix sur son combat ? Est-ce que je pourrai lui serrer la main au vin d’honneur après la messe, le regarder dans les yeux et lui adresser avec sincérité félicitations et vœux de bonheur ?

Et puis on répond quoi à quelqu’un qui te convie avec sincérité à partager son bonheur, à quelqu’un qui sur sa planète défile « sans homophobie » ?

Je me demande si lui aussi dit  qu’il a un pote pédé quand il justifie son combat. « Il est super sympa et il a pas l’air gay du tout, tu le verras peut être en Décembre, je l’ai invité à mon mariage »

Bordeaux

J’avais gardé le souvenir d’un Bordeaux tradi-catho, j’en repars avec une image de ville dans laquelle je me verrai habiter : cyclable, animée, proche de l’océan.

IMG_0870_cr_s

IMG_0896_cr_s

IMG_0877_cr_s

IMG_0909_s

IMG_0907_cr_s

IMG_0910_cr_s

IMG_0917_s

IMG_0922_s IMG_0925_cr_s

GoodBye26

L’année du 26 se finit dans quelques heures. Une année au top, il me semble.

Plus que jamais autant pétri de certitude que de contradictions, j’ai pourtant  l’impression d’être authentique. Vieux avant l’âge ou pas assez mûr en fonction du contexte, solitaire mais social quand il faut l’être, simple au fond mais pourtant parfois si superficiel.

goodbyeTwenty6

Cet anniversaire c’est aussi les 1 an de réouverture de ces pages et je suis plutôt satisfait de l’année écoulée : il y aurait à redire, mais peu à jeter.

J’incrémente avec un peu d’anxiété — le temps n’attend pas — mais surtout avec la même sensation que l’an dernier : celle d’être à ma place, dans ma vie, avec mon entourage, dans mon job… et bien sûr sur le web, ici même.

Vu de Dessus #6

Je ne sais pas si c’est de passer de mon téléphone à un petit compact plus qualitatif (Canon S100 <3 ) qui m’a rendu plus difficile dans la sélection, mais puisque je passe à d’autre projets dans le cadre de mes cours de photo à l’université populaire, il est temps de poster les quelques images (5 seulement cette fois-ci!) qui attendaient depuis un moment sur mon disque dur.

IMG_0189_sIMG_0503_s

IMG_0352_s

IMG_0258_s

IMG_0848_s

Quoted

Une collègue de ma soeur rendant son tract à une manifestante le WE dernier :

« Vous savez, je suis prof en primaire, et je peux vous assurer que mon frère et son mec feraient un bien meilleur cadre éducatif que la moitié des parents d’élèves de ma classe. »

ItGetsBetter

A toi, qui a mis un drapeau arc-en-ciel à ton balcon, à toi qui a changé ton avatar pour mettre une photo du PACS de ton frangin, à tous les hétéros – connus ou inconnus – dont j’ai lu les tweets et les retweets tout au long de la journée : MERCI.

C’est peut-être con, mais par votre mobilisation je me suis senti soutenu et surtout je me suis dit qu’en dépit de tous ces gens dans la rue « it gets better » .

LaVie

Début Juillet 2011, je chroniquais pour Lyon 69 City Crunch le spectacle Psy, donné par la troupe des « 7 doigts de la main » dans le cadre des Nuits de Fourvière.

La seule déception lors de cette superbe prestation était d’avoir cédé à la tentation de regarder le teaser du spectacle sur vimeo. La vidéo m’avait certes permis de découvrir l’excellent « Frontier Psychatrist » qui faisait office de BO, mais je m’étais senti un peu spoilé pendant le spectacle en réalisant que j’avais déjà vu un extrait de chacun de numéros.

Ce soir, je retourne les voir pour « La Vie » et j’ai à peine osé survoler le descriptif dans la programme ; je veux garder la surprise intacte et me laisser porter, bien calé dans mon fauteuil, dans l’obscurité du Maillon.

FreakLikeMe

Il y a bientôt 4 ans (putain, 4 ANS!) je tentais d’oublier une rupture douloureuse dans les bras d’inconnus (#341) au point de finir par confier mon désaroi à Secret Message Service (#1410) au moment où j’ai enfin fini par rencontrer quelqu’un qui avait l’air bien.

Là je suis plus ou moins dans le même état, mais pour les raisons inverses : ça fait des mois que je n’ai rencontré personne.

A mon arrivée à Strasbourg, toutes mes rencontres se sont à peu près déroulées selon le même schéma. Au moment de chatter, je me demande s’il collerait dans le tableau à un repas de Noël entre la grand-tante et le beau-frère. Après le 1er rdv je m’imagine déjà en robe de mariée à débattre de la répartitions de nos bibelots respectifs sur les étagères du salon. Et il ne faut malheureusement que quelques rencontres de plus pour réaliser qu’on n’a finalement pas tant de trucs en commun que ça (et que ses bibelots sont moches).

Je revois ce soir un garçon rencontré vendredi. Un étranger anglophone, ça va de soi. Et j’ai l’impression d’avoir 14 ans et demi. Je me demande si il ne faudrait pas planquer les bougies posées sur la table basse (parce que perso je flipperait de voir autant de bougies – même éteintes – chez un mec). La playlist est savamment étudiée pour avoir l’air d’un random dans une bibliothèque mp3 parfaite. J’ai même changé les draps, au cas où.

Et puis toutes les 30 secondes, ma propension naturelle à intellectualiser/rationaliser essaie de me convaincre que je suis ridicule et ne se prive pas de me rappeller que je n’avais pas la moindre idée de l’existence de ce type il y a à peine 10 jours et que mes aventures  anglophones ont toutes été des échecs.

Il arrive dans une heure, et le mindfuck est total : l’intello se débat avec la midinette et je ne sais même pas ce que je vais porter ni ce que je vais lui faire à dîner.

Laisse, c’est pour moi

Je me suis souvent senti un peu gêné – à postériori – d’avoir autant de facilité à accepter que l’on m’invite. Et cette facilité a pourtant peu à voir avec l’envie d’abréger les insupportables échanges au moment de régler la note.

Et puis j’ai réalisé que j’avais moi même plaisir à sortir la CB quand je trouvais la situation appropriée.

Partant du principe que celui qui invite le fait de bon coeur mais qu’on peut aussi avoir de bonnes raison de décliner, la règle que j’applique désormais est la suivante: c’est au second qui s’exprime que revient le dernier mot.

Essayez par vous même.